Monuments historiques

Le bourg historique d'Eysines est composé de deux monuments historiques inscrits :

 

Les monuments d'Eysines s'inscrivent dans un milieu urbain contrasté. La morphologie urbaine est à la fois celle d'un bourg dense qui se développe le long d'un axe structurant, et celle d'un milieu périurbain à dominante résidentielle. Le centre-bourg propose une grande diversité fonctionnelle avec quelques commerces, des services ou de l'habitat, largement présent sur le territoire. Le bâti s'implante pour l'essentiel le long de l'avenue de la Libération, axe structurant principal. Face à cette configuration spatiale, la vie de la commune ne s'articule pas autour d'un schéma traditionnel centre/périphérie, mais plutôt selon des secteurs de vie représentatifs :

 

- le château Lescalle, l'ancien centre religieux du village (église romane, cure, Toûle du Luc), ensemble de la place du 4 septembre

- le château Lescombes et son parc

- le centre-bourg

- l'entrée de ville mise en valeur par des bâtisses de qualité et une importante zone naturelle.

• La maison du Bois Salut. XV-XVIe siècle actuellement dénommée Maison Guiraud •

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La maison du Bois Salut date de la fin du Moyen Age. Elle a été remaniée plusieurs fois â l'image de l'aile retravaillée au XVIIe siècle, et modifiée au XIXe siècle. Elle possède une tour d'escalier à vis, en pierre, percée au rez-de-chaussée par une porte de style gothique tardif, décorée de choux fleuris et d'un ange. Une cheminée et des corbeaux de la première moitié du XVlle siècle ornent l'intérieur de l'édifice. La maison du Bois Salut a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, le 16 mars 1988. Elle prend place dans un environnement de maisons de type échoppes formant une continuité bâtie le long des axes principaux. Le bâtiment en lui-même est visible par la parcelle vide de l'angle, aménagée en un espace de stationnement planté d'arbres d'ornement. Ancien village, le front bâti date essentiellement d'avant 1914, et offre une cohérence architecturale à conserver. Cette voie débouche au nord sur le parc d'une grande demeure remarquable : le château Lescalle. L'extrémité sud de cet axe principal s'ouvre sur le château Lescombes, son parc et son pigeonnier. D'où l'importance de conserver l'unité et la qualité architecturale, urbaine et paysagère de cet axe. 

• Lettre du 15 octobre 2019 de l'association E.P.B.E à l'ABF ( cliquer ici pour voir le PDF )

• Lettre de l'association E.P.B.E du 11 octobre 2019 adressée au Maire d'Eysines ( cliquer içi pour voir le PDF)

• Lettre de l'association E.P.B.E du 15 octobre 2018 adressée au Maire d'Eysines ( cliquer içi pour voir le PDF)

• Le Pigeonnier du XVIIe siècle du Château de Lescombes • 

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Le cadastre Napoléonien d'Eysines dessiné en 1811 met en valeur deux entités urbaines distinctes : l'une se développe le long de l'axe romain au nord de la ville, aujourd'hui avenue de la libération, l'autre plus au sud s'édifie en relation avec le domaine du château Lescombes. Le relevé des constructions d'avant 1914 conforte l'idée d'un développement fort le long de cette route qui relie désormais le domaine du château Lescombes â son parc et son pigeonnier, ainsi qu'au parc d'un ancien château. Le château a été rebâti au XVIIe siècle sur l'emplacement d'un château plus ancien. Les pigeonniers permettaient la production d'une quantité de colombine importante, engrais utile a l'épandage. Outre une chair appréciée, les pigeons débarrassaient les vignes proches des nuisibles. 


Le pigeonnier du château de Lescombes est une haute tour ronde, surmontée d'une coupole. Sa porte gothique date XVe siècle et provient de la barbacane du château, rasée au XIXe siècle. Une fenêtre à volutes constitue son décor avec une porte sculptée en gothique flamboyant. La viticulture périclitant, le pigeonnier a été réaménagé en puits, avec un réservoir sous la coupole pour l'arrosage des jardins. Il a été inscrit à l'inventaire supplémentaire de monuments historiques le 4 mars 1992. 

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Intérieur du Pigeonnier accueillant le Musée du maraîchage